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Veille du 28/09/2015 au 02/10/2015 VEILLE SEMAINE Veille du 14/09/2015 au 18/09/2015

 

 

-REGLEMENTAIRE-

 

- Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) 2016.

Marisol Touraine et Christian Eckert, secrétaire d’Etat chargé du Budget, ont présenté le 24 septembre, à l’issue de la réunion de la Commission des comptes de la sécurité sociale, le Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) pour 2016.

La Ministre des Affaires sociales et de la Santé a annoncé vouloir limiter la progression des dépenses à 1,75 % (contre 2 % en 2015).

Cette maitrise des dépenses repose sur 4 axes structurants :

  • la  lutte contre les actes inutiles et redondants,
  • le développement des génériques,
  • l’efficience des dépenses hospitalières
  • le virage ambulatoire.

 

Des mesures destinées à renforcer l’accès aux soins ont également été annoncées dont « la protection universelle maladie », une réforme visant à simplifier les démarches des assurés pour faire valoir leurs droits à remboursement. Seront aussi mis en place des contrats de complémentaires santé « moins chers, labellisés » pour les personnes de plus de 65 ans. L’accès des mineures à la contraception sera renforcé, la prévention de l’obésité développée chez les enfants.

Enfin, quelques 500 millions d’euros seront économisés grâce à une réforme de la revalorisation des prestations sociales.

 

Les principales mesures :

  • concernant l’assurance maladie :
    • Baisser les prix des produits de santé et développer les génériques avec une grande campagne de sensibilisation
    • Lutter contre les prescriptions non pertinentes, les actes inutiles et redondants
    • Améliorer l’efficience de la dépense hospitalière ; accentuer le virage ambulatoire pour prendre en charge les patients en proximité. Une opération sur deux doit être réalisée en ambulatoire d’ici à 2016, un objectif « en passe d’être atteint », a expliqué Marisol Touraine.

 

  • concernant le soutien à l’accès aux soins de proximité :
    • Renforcer la mobilisation des médecins libéraux pour la permanence des soins via une meilleure rémunération, selon leurs contraintes et le service rendu aux patients
    • Améliorer l’accès aux soins ophtalmologiques (sans dépassement d’honoraires) en créant notamment une aide à la modernisation des cabinets, pour un travail en binôme avec un orthoptiste (pour la pré-consultation), permettant d’accueillir 35 % de patients supplémentaires.

 

Prendre connaissance du dossier de presse :

http://www.social-sante.gouv.fr/IMG/pdf/24_09_15_-_DP_PLFSS_2016.pdf

 

 

-NOMINATIONS-

 

- Françoise Weber quitte son poste de directrice générale adjointe de la santé.

Françoise Weber a décidé de mettre fin à ses fonctions de directrice générale adjointe de la santé qu’elle occupait depuis mai 2014. Elle a rejoint dès le 23 septembre l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) au poste de directrice générale adjointe en charge des produits réglementés où elle aura pour mission « d’assurer le pilotage et la coordination des différentes entités de l’agence impliquées dans ce dispositif (de phytopharmacovigilance) et de garantir la cohérence et la pertinence des actions menées ».

Elle n’est à ce jour par encore remplacée à la Direction Générale de la Santé (DGS).

 

- Démission de Jean-Luc Harousseau de la Présidence du collège de la HAS.

Le Pr Jean-Luc Harousseau, médecin hématologue, a annoncé le lundi 21 septembre, sa démission de son poste de président de la Haute Autorité de Santé (HAS) pour raisons personnelles. « Il en a informé les autorités la semaine dernière et annoncera la date de son départ ultérieurement, précise la HAS dans un communiqué. D’ici là, il continue d’assumer pleinement ses responsabilités au sein de l’institution. »

Son mandat devait s’achever en 2017.

 

 

-ACTUALITES-

 

- Publication d’une étude de la DREES sur le profil et le parcours des étudiants en première année commune aux études de santé.

En janvier 2014, environ 57 000 étudiants sont inscrits en Première Année Commune aux Etudes de Santé (PACES).

Parmi les étudiants inscrits pour la première fois en PACES en 2010-2011 et ayant validé leur premier semestre, 37 % ont intégré une deuxième année d’études médicales en un ou deux ans. En raison, notamment, des réorientations plus fréquentes prévues par la réforme de la PACES pour les étudiants en difficulté dès la fin du premier semestre, ce taux est légèrement supérieur à celui de la génération précédente (2009-2010).

Si la réforme de la PACES n’a pas modifié les caractéristiques sociodémographiques des étudiants de première année, dont l’origine sociale est marquée par une surreprésentation des classes favorisées, elle a néanmoins une incidence sur les profils de ceux parvenant à intégrer l’une des quatre filières médicales, en particulier la maïeutique où les étudiants admis sont désormais presque exclusivement des femmes.

Les principaux constats :

  • Les étudiants restent en majorité issus de milieux favorisés : l’étude relève que, dans cette filière, quatre étudiants sur dix sont issus des classes sociales les plus favorisées et observe : « Les études en santé sont parmi les formations les plus clivées socialement, derrière les classes préparatoires aux grandes écoles »,
  • Le numerus clausus par régions a peu d’effets sur le choix du lieu des études,
  • 14 % des étudiants inscrits pour la première fois en 2010 passent en deuxième année,
  • Un taux de réorientation ou d’abandon de 63 % après deux ans d’études,
  • Une féminisation en léger recul en deuxième année de pharmacie et d’odontologie.

 

http://www.drees.sante.gouv.fr/profil-et-parcours-des-etudiants-en-premiere-annee-commune,11516.html

 

- Lutte contre l’antibiorésistance : Marisol Touraine a reçu le 23 Septembre le rapport du groupe de travail spécial piloté par le Dr Jean Carlet pour la préservation des antibiotiques.

L’étude BURDEN BMR, conduite par l’Institut national de Veille Sanitaire (InVS), a permis , pour la première fois, de mesurer l’impact de la biorésistance sur la santé des populations : chaque année, près de 160 000 patients contractent une infection par un germe dit multi-résistant et près de 13 000 en meurent directement.

La Ministre a présenté une feuille de route construite, sur la base des recommandations du rapport du Dr Jean Carlet, autour de quatre axes :

  • assurer un pilotage national des actions de lutte contre l’antibiorésistance ;
  • encourager la recherche et l’innovation sur la résistance aux antibiotiques, à travers le lancement, dès 2016, d’un plan national interdisciplinaire de recherche sur l’antibiorésistance, piloté par l’Alliance nationale pour les sciences de la vie et de la santé (Aviesan) et l’Alliance nationale de recherche pour l’Environnement (AllEnvie) ;
  • permettre à la société civile de s’emparer du sujet, en initiant des actions de pédagogie et des campagnes de communication en lien avec les associations de patients et d’usagers ;
  • défendre la reconnaissance d’un statut à part pour les antibiotiques, pour promouvoir la recherche de ces médicaments et faciliter l’accès de nouveaux médicaments sur le marché.

 

Les objectifs du Ministère sont de : « réduire de 25 % la consommation globale d’antibiotiques et faire passer la mortalité liée à l’antibiorésistance au-dessous de la barre des 10 000 décès par an d’ici 2017 ».

 

Prendre connaissance du rapport présenté par le Dr Carlet :

http://www.social-sante.gouv.fr/IMG/pdf/rapport_antibiotiques.pdf

 

 

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