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Veille du 19.10.2020 au 23.10.2020 VEILLE SEMAINE Veille du 05.10.2020 au 09.10.2020

_ RÈGLEMENTAIRE _

 

 

- Étudiants en médecine : création de l’indemnité forfaitaire d’hébergement.

Le décret a pour objet de créer une indemnité forfaitaire d’hébergement pour les étudiants hospitaliers en médecine lorsqu’ils accomplissent un stage ambulatoire situé dans une zone géographique caractérisée par une offre de soins insuffisante ou par des difficultés dans l’accès aux soins.

Le montant de l’indemnité est précisé dans un arrêté.

 

Textes publiés au Journal Officiel

Texte 18 

Texte 27 

 

 

- Publication d’un décret prorogeant l’expérimentation d’une « e-carte Vitale ».

Le décret proroge de douze mois la durée de l’expérimentation, prévue initialement sur douze mois, de la mise à disposition d’une carte électronique individuelle interrégimes de sécurité sociale sous la forme d’une application installée sur un équipement mobile.

 

Décret publié au Journal Officiel

 

 

 

_ NOMINATIONS _

 

 

- Clément Lacoin promu directeur adjoint de cabinet d’Olivier Véran.

Clément Lacoin, qui était conseiller d’Olivier Véran, est nommé directeur adjoint de son cabinet, à compter du 7 octobre 2020.

Il succède à Marie Daubé qui a rejoint la mairie de Paris comme directrice générale adjointe des services.

 

Arrêté publié au Journal Officiel

 

 

- Matthieu Leclercq devient directeur de cabinet de la DGOS.

Matthieu Leclercq, ex-conseiller chargé des établissements de santé au cabinet de la ministre chargée de l’autonomie, Brigitte Bourguignon, a été nommé directeur de cabinet de la DGOS, Katia Julienne.

Il succède à Raphaël Yven, devenu secrétaire général du CHU de Bordeaux.

 

Arrêté publié au Journal Officiel

 

 

- Nutrition : Daniel Nizri nommé président du comité de suivi du Programme National Nutrition Santé 4.

Le Pr Daniel Nizri a été nommé président du comité de suivi du PNNS 4 par Olivier Véran.

Le comité de suivi assure la concertation et la dialogue entre les pouvoirs publics, les organismes de protection sociale, les acteurs économiques et les associations intervenant dans le domaine de la nutrition. Il est chargé du suivi des actions et de l’atteinte des objectifs du PNNS.

 

Communiqué de presse

 

 

 

_ ACTUALITÉS _

 

 

- Les académies de médecine et pharmacie proposent une stratégie de dépistage du Covid-19.

Dans un document intitulé « A la recherche d’une stratégie », les académies nationales de médecine et de pharmacie dénoncent une approche de l’exécutif « délibérément quantitative » qui a entrainé « un engorgement des laboratoires » et une « prolongation des délais de réponse » aboutissant à un bilan « décevant en termes de coût-efficacité et compromettant l’utilité de cet outil majeur de lutte contre l’épidémie ».

Les académies proposent une stratégie d’utilisation des tests du Covid-19, qui distingue diagnostic et dépistage, et introduit l’obligation de prescription pour les RT-PCR, afin de désengorger les filières de tests et raccourcir les délais d’obtention des résultats.

 

Communiqué de presse

 

 

- Chute de la consommation de certains médicaments : pas de rattrapage constaté à ce jour.

Le rapport, réalisé par le GCS Epi-phare, qui couvre la période de confinement national (semaines 12 à 19 du 16 mars 2020 au 10 mai 2020) et de post-confinement jusqu’au 13 septembre 2020, montre que l’épidémie de Covid-19 avec toutes ses conséquences organisationnelles dans la filière de soins et sur la population en général a profondément déstabilisé la consommation de médicaments de ville en France.

Cette étude confirme par ailleurs une très forte diminution de la délivrance et de l’utilisation de produits qui nécessitent une administration par un professionnel de santé comme les vaccins et les produits pour les actes diagnostiques médicaux. Cet effondrement de la consommation sur toute la période du confinement et après ne fait pas l’objet d’un rattrapage à ce jour et le retard ne pourra pas être comblé en 2020. La chute de la consommation des produits pour les diagnostics médicaux par imagerie, indispensables pour diagnostiquer certains cancers ou maladies graves en poussée, conduisent avec l’ensemble de la filière de cancérologie et de médecine de spécialité à des retards conséquents de prise en charge.

L'étude a porté sur 3 milliards d'ordonnance et compare, pour 57 classes thérapeutiques, le nombre de personnes ayant eu une délivrance remboursée au nombre « attendu » estimé sur la base de la même période en 2018 et 2019.

 

Rapport d’étude sur l’usage des médicaments de ville en France durant l’épidémie de Covid-19

 

 

- Plan cancer 3 : des avancées majeures en recherche, mais des échecs en matière de dépistage et de prévention.

La mission Igas chargée de l’évaluation du 3 eme plan cancer a mené des travaux très approfondis et rencontré près de 200 personnes, tout en parcourant plusieurs régions.

Elle relève que dans un certain nombre de domaines, les réalisations du plan cancer 3 ne sont pas à la hauteur des enjeux :

  • Les résultats des dépistages organisés sont très loin des objectifs du plan
  • Le parcours du malade demeure complexe avec des difficultés d’accès aux soins de support (ex. conseils diététiques, activité physique adaptée, soins esthétiques) et parfois des ruptures.
  • La connaissance des liens entre cancer et environnement et la protection de la population des
  • expositions doivent être renforcées.
  • L’amélioration du taux de survie des cancers de mauvais pronostic (survie nette à 5 ans inférieure
  • à 33 %), du parcours des malades et de leur prise en charge globale constituent un enjeu majeur.
  • Alors que le cancer est la première cause de décès, les enjeux de soins palliatifs et de fin de vie étaient quasi absents du plan cancer 3. Renforcer l’offre, en particulier à domicile, est indispensable.

Elle note également que certaines régressions constatées pendant la mise en œuvre du plan cancer 3 nécessitent d’agir sans attendre :

  • Outre le fait que le plan manquait singulièrement d’ambition dans la lutte contre l’alcool, la période est marquée par plusieurs régressions dans cette lutte (dont l’assouplissement de la loi Evin). Or le cancer est la première cause de décès induite par l’alcool (16000 décès par an) ; 8 % des cancers sont attribuables à l’alcool et parmi eux la localisation la plus fréquente est le cancer du sein (presque trois cancers sur dix attribuables à l’alcool sont des cancers du sein)
  • Les modalités de financement de la radiothérapie qui font l’objet de travaux depuis 2013 ne sont toujours pas modifiées or elles ont un impact sur les pratiques. Il est indispensable qu’une évolution effective puisse intervenir en 2020. Les différences de financements et d’obligations de transmission de données entre structures réalisant la même activité posent question. L’évolution du statut des centres de radiothérapie - cabinets de radiothérapie - vers celui d’établissement de santé doit être envisagée.
  • De réels problèmes d’accessibilité sont constatés tant pour les médicaments que pour les actes innovants malgré une forte augmentation des dépenses dans ce domaine. La réalité de l’accessibilité aux médicaments innovants est en régression et source de fortes inégalités sur le territoire.

 

Évaluation du 3e plan cancer (2014 – 2019)

 

 

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